Les premiers gestes, dans l'ordre
Restez au sol
Ne montez pas sur le toit, surtout mouillé, même pour remettre une tuile : un assureur conseille d'observer depuis le sol, une fenêtre ou le grenier.
Protégez l'intérieur
Une bassine sous l'eau qui tombe, une bâche sur les meubles, les appareils menacés débranchés (Groupama). Si l'eau approche d'un plafonnier ou d'une prise, coupez le courant de la pièce au tableau électrique.
Photographiez et gardez les preuves
Le toit vu du sol, le plafond, le grenier, les tuiles tombées ; gardez ce qui est abîmé et les factures des biens endommagés (Institut national de la consommation).
Prévenez votre assureur
Le délai est écrit dans votre contrat et ne peut pas être inférieur à cinq jours ouvrés à partir du moment où vous avez constaté les dégâts (article L113-2 du code des assurances, rappelé par l'Institut national de la consommation). Faites-le sans attendre, photos à l'appui.
Faites mettre le toit à l'abri
Au 05 00 00 00 00, votre demande est transmise à un couvreur partenaire de votre secteur ; si aucun n'est disponible, vous recevez les coordonnées de couvreurs vérifiés. Dites de quoi est fait votre toit : tuile canal, tuile plate ou lauze.
Ce que vous pouvez voir depuis le sol, et dire au téléphone
De la fenêtre ou du jardin, repérez ce qui a bougé et nommez-le : le dessin des parties du toit situe le faîtage, les rives, la noue, le solin, la gouttière et la descente.
- Les tuiles canal
- Selon la fiche du conseil d'architecture sur la tuile canal, une pose à sec ou un mortier de scellement trop faible facilite leur arrachement au vent, et la terre cuite résiste mal aux chocs, comme les chutes de branches. Gardez les tuiles tombées.
- Les tuiles plates
- Accrochée par un ergot, la tuile plate est sensible au vent et peut glisser (fiche sur la tuile plate).
- Les lauzes et les gaoulières
- Gardez les lauzes tombées : le conseil d'architecture du Lot note que les lauzes anciennes se font rares, et recommande de restaurer avec des lauzes de récupération (comment bien restaurer). Signalez aussi les gaoulières, ces rangs de lauzes que beaucoup de toits de tuiles du Lot gardent à l'égout.
Faire bâcher le toit, sans compromettre l'expertise
Bâcher, c'est couvrir provisoirement la partie ouverte du toit, pour que l'eau n'entre plus en attendant la réparation. Pour l'assurance, limitez-vous à ce qui arrête l'eau et évite d'aggraver les dégâts, et n'engagez pas de travaux définitifs avant l'expert, sans quoi il ne pourra constater ni les dommages ni leur origine (Institut national de la consommation). Photographiez avant la pose, gardez la facture, et demandez à votre assureur ce que votre contrat prend en charge, comme le conseille la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DREETS) de Normandie.
Les sources relues pour ce site ne donnent aucun prix de bâchage ; selon un guide de prix national, des frais de déplacement de 30 à 60 euros peuvent s'ajouter à un dépannage (Habitatpresto, 21/01/2026). Demandez le prix avant la pose. Ce site, lui, ne promet ni délai d'intervention, ni disponibilité la nuit ou le week-end, ni prix, et ne déclare pas le sinistre à votre place.
Quelle garantie joue, et dans quels délais
Le vent, la grêle et la neige ne relèvent pas de la garantie « catastrophe naturelle » : selon Géorisques, leurs dommages sont couverts par d'autres garanties des contrats d'assurance de biens, avec une éventuelle franchise. Demandez à votre assureur si la grêle est couverte, s'il y a une franchise (une somme qui reste à votre charge), et quels dégâts sont pris en charge. Un retard de déclaration ne peut vous être opposé que si le contrat le prévoit et si l'assureur prouve un préjudice (Institut national de la consommation) : ce n'est pas une raison d'attendre.
La catastrophe naturelle joue pour d'autres phénomènes, comme les inondations, les coulées de boue ou la sécheresse, et seulement après un arrêté interministériel. Si l'orage a aussi inondé votre commune, Géorisques donne ces délais :
- le maire a 24 mois après le phénomène pour demander la reconnaissance au préfet : signalez-vous à la mairie ;
- vous déclarez le sinistre dès que vous le savez, et au plus tard 30 jours après la publication de l'arrêté au Journal officiel ;
- l'assureur verse l'indemnité dans les 3 mois qui suivent la remise de votre état estimatif des pertes, ou la publication de l'arrêté si elle est postérieure.
Les arrêtés de votre commune se consultent sur la liste de la Caisse centrale de réassurance, vers laquelle Géorisques renvoie.
Dans le Lot : aucune tempête reconnue en catastrophe naturelle depuis 2022
Interrogée le 31 octobre 2026 pour les 312 communes du Lot, la base GASPAR de Géorisques ne montre aucune reconnaissance pour une tempête ou de la grêle depuis le 1er janvier 2022. Après un orage de grêle ou un coup de vent, n'attendez donc pas d'arrêté : déclarez le sinistre dans le délai de votre contrat.
| Phénomène | Reconnaissances communales | Quelques communes |
|---|---|---|
| Inondations et coulées de boue | 32 au total, pour des épisodes de juin 2022 à février 2026 | Prayssac et Bélaye (23 juin 2022), Cahors (juin 2023 et février 2026), Saint-Céré (août 2023), Bétaille (octobre 2024), Cajarc et Cabrerets (février 2026) |
| Sécheresse | 83 au total : 78 pour l'été et l'automne 2022, et 5 pour la période du 31 décembre 2024 au 30 décembre 2025 | Cahors (2022), Souillac (2022, puis 2024 à 2025) |
| Tempête ou grêle | Aucune | Ces dégâts relèvent de votre contrat d'assurance |
Source : base GASPAR de Géorisques (exemple de requête pour Cahors), interrogée le 31/10/2026 pour les 312 communes du Lot.
Se faire dépanner sans se faire piéger
Pour les travaux de toiture, la DREETS de Normandie conseille de se méfier des numéros trouvés sur Internet ou sur des tracts, de ne pas céder à l'urgence, de comparer plusieurs devis, de garder les pièces remplacées et, en cas de litige, d'utiliser SignalConso. Un numéro trouvé sur Internet, c'est aussi celui de ce site : c'est pourquoi il dit qui il est et comment il choisit les couvreurs.
Signé chez vous, un contrat se rétracte pendant 14 jours à compter du lendemain de la signature, et le professionnel ne peut rien encaisser pendant 7 jours, sauf pour les travaux urgents que vous avez vous-même demandés, limités au strictement nécessaire (Institut national de la consommation) : refaire la couverture va au-delà. Demandez le nom de l'entreprise, son numéro d'immatriculation et son attestation d'assurance décennale (Fédération française du bâtiment) : le guide Choisir son couvreur détaille ces vérifications.
À lire ensuite : la fuite de toiture, les gouttières, la charpente, et le guide Toiture et patrimoine pour une maison ancienne ou en secteur protégé.
