Les chiffres à retenir
156communes du Lot sur 312 n'ont aucun arrêté de sécheresse dans la base, et 156 en ont au moins un. Cahors en compte 12, Montcuq-en-Quercy-Blanc 11, Lendou-en-Quercy 10, Figeac 8.
198périodes de sécheresse reconnues depuis 2015, dans 119 communes. La sécheresse de l'été 2022 est la plus étendue : 78 communes, selon la date de début d'événement.
2arrêtés de tempête seulement dans la base, pour des événements de novembre 1982 (toutes les communes) et de juillet 1989 (41 communes). Aucun depuis.
Les arrêtés par phénomène
Un arrêté interministériel peut couvrir plusieurs communes et plusieurs périodes. Le tableau compte donc deux choses : les « périodes reconnues » (une ligne de la base par commune et par période) et les arrêtés distincts, identifiés par leur code.
| Phénomène | Communes touchées | Périodes reconnues | Arrêtés distincts | Début des événements |
|---|---|---|---|---|
| Sécheresse (retrait-gonflement des argiles) | 156 | 359 | 56 | 1989 à 2024 |
| Tempête | 312 | 353 | 2 | 1982 à 1989 |
| Inondations et coulées de boue | 312 | 1 277 | 61 | 1982 à 2026 |
| Mouvement de terrain | 312 | 319 | 7 | 1993 à 2021 |
| Glissement de terrain | 6 | 6 | 3 | 1992 à 1996 |
| Éboulement, chute de blocs | 1 | 1 | 1 | 1994 à 1994 |
Les inondations dominent par le nombre de lignes parce que quelques arrêtés couvrent tout le département : celui de novembre 1982 et celui de la fin décembre 1999 comptent chacun les 312 communes. De même, les 313 lignes de « mouvement de terrain » des années 1990 viennent presque toutes de l'arrêté de décembre 1999.
Par décennie
| Décennie | Sécheresse | Tempête | Inondations | Mouvement de terrain | Autres | Total |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1980 à 1989 | 81 | 353 | 436 | 0 | 0 | 870 |
| 1990 à 1999 | 27 | 0 | 636 | 313 | 7 | 983 |
| 2000 à 2009 | 20 | 0 | 96 | 0 | 0 | 116 |
| 2010 à 2019 | 132 | 0 | 45 | 4 | 0 | 181 |
| 2020 à 2026 | 99 | 0 | 64 | 2 | 0 | 165 |
La sécheresse pèse peu jusqu'aux années 2000, puis passe à 132 périodes reconnues dans les années 2010 et 99 depuis 2020. Une partie de ce relief vient de la procédure : les périodes de 1989 à 1998 ont été reconnues rétroactivement, et la sécheresse de 1989 compte pour 81 lignes. La série ne dit donc pas à elle seule que le climat du Lot a changé ; elle dit ce qui a été reconnu, et quand.
Les communes les plus touchées par la sécheresse
Les quinze communes qui comptent le plus de périodes de sécheresse reconnues. Le tableau complet des 312 communes est en téléchargement.
| Commune | Habitants | Périodes de sécheresse | Exposition aux argiles au centre |
|---|---|---|---|
| Cahors | 20 050 | 12 | moyenne |
| Montcuq-en-Quercy-Blanc | 1 816 | 11 | forte |
| Lendou-en-Quercy | 612 | 10 | forte |
| Figeac | 9 793 | 8 | moyenne |
| Cœur de Causse | 886 | 7 | moyenne |
| Belfort-du-Quercy | 504 | 6 | hors zone cartographiée |
| Capdenac | 1 049 | 6 | forte |
| Castelnau-Montratier | 1 840 | 6 | forte |
| Gourdon | 4 206 | 6 | moyenne |
| Cazals | 659 | 5 | forte |
| Le Vigan-en-Quercy | 1 535 | 5 | moyenne |
| Saint-Paul-Flaugnac | 996 | 5 | forte |
| Soturac | 644 | 5 | hors zone cartographiée |
| Souillac | 3 192 | 5 | moyenne |
| Condat | 410 | 4 | hors zone cartographiée |
L'exposition vient de la cartographie nationale du retrait-gonflement des argiles de Géorisques, lue au centre de chaque commune, pas à votre adresse. Sur les 48 communes qui comptent trois périodes de sécheresse ou plus, 39 sont en exposition moyenne ou forte au centre ; sur les 156 communes sans aucun arrêté de sécheresse, 91 le sont aussi. L'exposition aux argiles et les arrêtés vont ensemble sans se confondre.
Ce que cela change pour un propriétaire
La sécheresse et les fissures
Le retrait-gonflement des argiles est la sécheresse qui compte ici : un sol argileux se rétracte quand il est sec et fait bouger les fondations, d'où les fissures des murs. Cette étude ne mesure pas les dégâts aux toitures et ne dit pas qu'un arrêté de sécheresse atteint la charpente ; elle dit seulement dans quelles communes la sécheresse a été reconnue. Si un mur fissuré fait bouger la toiture, c'est à un expert de le constater.
Les délais après un arrêté
- Déclarez le sinistre à votre assureur dès que vous en avez connaissance, et au plus tard dans les 30 jours suivant la publication de l'arrêté au Journal officiel pour les dommages matériels directs (Géorisques, la garantie catastrophe naturelle, lue le 2 novembre 2026).
- L'assureur verse l'indemnité dans un délai de trois mois à compter de la remise de votre état estimatif des pertes ou de la publication de l'arrêté si elle est postérieure (même page).
- La franchise légale est de 380 euros par dossier, et de 1 520 euros pour les mouvements de terrain dus au retrait-gonflement des argiles (même page) ; une franchise plus élevée peut figurer au contrat.
- L'arrêté peut venir longtemps après les premiers dégâts : sans attendre, photographiez et datez les fissures, et prévenez votre assureur.
Tempête, grêle, neige
Les dommages dus à des vents violents non cycloniques, à la grêle ou au poids de la neige relèvent d'autres garanties du contrat habitation : la tempête est obligatoire, la grêle et la neige sont optionnelles (même page de Géorisques). Le délai de déclaration est alors celui du contrat, au moins cinq jours ouvrés après la constatation des dégâts (article L113-2 du code des assurances). Après un orage, voir la page urgence toiture.
Chercher votre commune
Le fichier communes.csv donne le détail commune par commune. Pour une adresse précise ou une situation à jour, le site Géorisques et votre mairie restent la référence ; les arrêtés sont publiés au Journal officiel.
Télécharger les données
- donnees.csv : une ligne par commune et par période reconnue (2 315 lignes), avec le code de l'arrêté, le phénomène, les dates de l'événement, de l'arrêté et du Journal officiel, et la date d'extraction (2 novembre 2026).
- communes.csv : une ligne par commune (312 lignes), avec le nombre de périodes par phénomène et l'exposition aux argiles au centre de la commune.
Les fichiers sont libres de réutilisation, avec mention de la source (Géorisques) et de cette page. Aucune inscription n'est demandée.
La méthode
Les communes
Les 312 communes du Lot, d'après l'API Découpage administratif (geo.api.gouv.fr), lue le 2 novembre 2026.
Les arrêtés
Pour chaque commune, la base GASPAR de Géorisques, par son code INSEE (adresse du type
georisques.gouv.fr/api/v1/gaspar/catnat?code_insee=46042), interrogée une commune à la fois le 2 novembre 2026. Aucune ligne n'a été ajoutée ni retirée.Le comptage
Une ligne de la base est une période reconnue pour une commune ; un même arrêté peut en compter plusieurs. Les décennies se calculent sur la date de début de l'événement. Les arrêtés distincts se comptent par code d'arrêté.
L'exposition aux argiles
Lue au point central de chaque commune dans la cartographie de Géorisques (
api/v1/rga). Pour 86 communes la réponse est vide : le tableau l'écrit « hors zone cartographiée ».
Les limites
- Un arrêté reconnaît un phénomène sur une commune et ouvre un droit à indemnisation ; il ne dit pas que votre maison a été touchée, ni que le toit est en cause.
- Le comptage dépend de la procédure : les reconnaissances rétroactives des années 1989 à 1998 et les arrêtés départementaux de 1982 et 1999 pèsent lourd dans les totaux.
- La base est interrogée par le code de la commune actuelle. Nous n'avons pas vérifié comment elle traite les arrêtés d'avant les fusions de communes (Lendou-en-Quercy, Cœur de Causse et d'autres sont des communes nouvelles).
- Une demande de reconnaissance refusée ou en cours n'apparaît pas ; la base ne contient que les arrêtés publiés.
- L'exposition aux argiles est mesurée en un seul point par commune : elle peut être très différente d'un quartier à l'autre.
- La base évolue : un arrêté publié après le 2 novembre 2026 n'est pas compté ici. Les arrêtés les plus récents de l'extraction datent du 10 septembre 2026.