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Toiture LotMise en relation · Local Booster, Cahors
Gourdon - 1 rue du Corps Franc Pommies (photographie)

Novembre 1982 : l'arrêté « tempête » qui couvre presque tout le Lot

Oui, une même tempête de novembre 1982 a été reconnue dans des communes du Lot très éloignées les unes des autres. Cahors, Gourdon, Souillac et la petite commune de Saint-Cirgues portent toutes une entrée « Tempête » pour la période du 6 au 10 novembre 1982 [1] [2] [3] [4]. Si votre toit a plus de quarante ans, il a donc très probablement traversé cet épisode, et ses fixations d'origine méritent un regard.

Publié le , rubrique Urgence, à propos de Cahors, Gourdon, Souillac, Saint-Cirgues. Sources citées au fil du texte. Toiture Lot met en relation, il ne fait pas les travaux.

Photo : Benjamin Smith, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons, recadrée

Une date que l'on retrouve d'un bout à l'autre du département

Les arrêtés de catastrophe naturelle sont rassemblés dans une base publique, appelée GASPAR (gestion assistée des procédures administratives relatives aux risques), consultable commune par commune sur le site Géorisques. En la lisant pour plusieurs communes du Lot, une même ligne revient avec une régularité frappante.

À Cahors, l'arrêté « Tempête » couvre la période du 6 au 10 novembre 1982 et a été publié le 18 novembre 1982, le même jour qu'un arrêté pour inondations et coulées de boue [1]. À Gourdon, la reconnaissance porte sur la même période et la même date de publication [2]. À Souillac, la tempête et les inondations des mêmes jours sont inscrites, suivies d'un second épisode d'inondations du 8 au 31 décembre 1982, reconnu par un arrêté publié le 4 février 1983 [3]. Et tout à l'est, dans le Ségala, Saint-Cirgues porte exactement la même entrée « Tempête » [4].

Entre Gourdon et Saint-Cirgues, il y a tout le causse. Que des communes aussi différentes, par leur relief comme par leur taille, partagent le même texte dit une chose simple : l'épisode n'a pas été une rafale locale, il a touché le département dans sa largeur.

Pourquoi un arrêté si ancien concerne encore votre toit

Une tuile canal, cette tuile courbe en terre cuite que l'on voit sur la plupart des maisons du Quercy, tient sur un toit par son poids, son recouvrement et, selon les époques, par des crochets, des clous ou du mortier. Une couverture posée avant 1982 a encaissé le vent de novembre de cette année-là [1]. Elle a pu être réparée tout de suite, ou simplement replacée à la main, sans que personne ne revérifie les fixations du faîtage (la ligne de tuiles qui ferme le sommet du toit) ou des rives (les bords latéraux du toit).

Rien de tout cela ne se voit depuis la rue. Une tuile légèrement déplacée il y a quarante ans peut avoir laissé passer un peu d'eau à chaque grosse pluie, et ce sont les liteaux ou les chevrons en dessous qui en gardent la trace.

Ce que vous pouvez regarder vous-même, sans monter

Le bon sens commande de rester au sol ou dans les combles. Voici ce qui se vérifie sans risque :

  • depuis le jardin, avec des jumelles, l'alignement des tuiles du faîtage : une ligne qui ondule ou une tuile qui manque se repère de loin ;
  • les rives, là où le vent attaque en premier : une tuile de bord soulevée laisse voir un trou sombre ;
  • dans les combles, par temps de pluie, une lampe à la main : une auréole sur le bois, une goutte qui perle au même endroit, un isolant tassé et humide ;
  • au pied des murs, après un coup de vent : un morceau de tuile cassée tombé dans l'herbe.

Si l'un de ces signes apparaît, notez-le, prenez une photo depuis le sol et ne grimpez pas sur l'échelle pour « voir de plus près ».

Ce qu'apprend la lecture des listes officielles

Lire les arrêtés de sa commune est un exercice utile, et pas seulement pour la curiosité historique. On y voit que les épisodes se répètent : à Souillac, l'année 1982 cumule trois entrées en quelques semaines [3]. On y voit aussi qu'une tempête est presque toujours accompagnée d'autres phénomènes, comme à Cahors où vent et inondations font l'objet de deux arrêtés publiés le même jour [1].

Pour un propriétaire, ces listes donnent une idée de ce que la maison a déjà vécu. Pour un acheteur, elles aident à poser les bonnes questions sur l'âge de la couverture et sur les réparations faites après chaque épisode. Vous pouvez les consulter vous-même sur Géorisques en cherchant le nom de votre commune.

Quand faire venir un couvreur

Une couverture qui n'a jamais été révisée depuis la tempête de 1982 [1] mérite une visite, surtout si la maison a connu d'autres coups de vent depuis. Le couvreur vérifie le faîtage, les rives, les solins (les raccords étanches entre la toiture et une cheminée ou un mur) et l'état des fixations. C'est le moment de lui dire ce que vous avez vu depuis le sol ou dans les combles.

Si vous constatez des tuiles déplacées après un orage récent, la page sur l'urgence après un orage détaille les gestes à faire et à éviter dans les premières heures. Pour une maison de Cahors, la page couvreur à Cahors reprend les arrêtés de catastrophe naturelle de la commune et les démarches propres à la ville.

Comment fonctionne une demande par Toiture Lot

Toiture Lot n'est pas une entreprise de couverture : c'est un service de mise en relation édité par Local Booster. Quand vous composez le 01 59 13 38 16, un assistant vocal vous répond ; il vous dit d'emblée qu'il s'agit d'une intelligence artificielle. Il note votre commune et la nature du problème, puis la demande est transmise à un couvreur partenaire qui travaille dans votre secteur. Si aucun partenaire n'est disponible, vous recevez les coordonnées de couvreurs vérifiés, pour que la demande ne reste pas sans suite.

Un toit qui a tenu depuis la tempête de novembre 1982 [1] a fait ses preuves. Il n'en a pas moins le droit à un contrôle.

Vous préférez écrire ?

Laissez votre prénom, votre numéro, votre commune et la nature du problème. Local Booster, ou le couvreur partenaire à qui votre demande est transmise, vous rappelle au sujet de cette demande, et seulement d'elle.

Le problème

01 59 13 38 16 Mise en relation