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Toiture LotMise en relation · Local Booster, Cahors
2014 lycee gambetta facade, Cahors (photographie)

Boulevard Gambetta à Cahors : trois façades et toitures protégées sur la même artère

Sur le boulevard Gambetta, à Cahors, trois bâtiments ont leurs façades et leurs toitures protégées au titre des monuments historiques : l'hôtel de ville, l'immeuble dit des Mirepoises et la bibliothèque municipale [1] [2] [3]. Aucun des trois n'est protégé en entier : c'est ce qui se voit de la rue, murs et toits, que l'État a retenu. Pour un propriétaire voisin, cela veut dire que les toits de ce boulevard sont regardés de près.

Publié le , rubrique Patrimoine, à propos de Cahors. Sources citées au fil du texte. Toiture Lot met en relation, il ne fait pas les travaux.

Photo : Céladon, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons, recadrée

Un boulevard, trois arrêtés

Les trois protections ne datent pas de la même époque. Elles se sont ajoutées les unes aux autres sur près d'un quart de siècle, comme si l'on avait redécouvert le boulevard bâtiment par bâtiment.

BâtimentCe qui est protégéDate de l'arrêté
Hôtel de villeFaçades et toitures29 octobre 1975 [1]
Immeuble dit des Mirepoises, 15 boulevard GambettaFaçades et toitures, plus des décors intérieurs25 mars 1977 [2]
Bibliothèque municipaleFaçades et toitures, cage d'escalier ; salle de lecture classée10 mai et 20 décembre 1999 [3]

Les trois sont des inscriptions partielles, et la bibliothèque cumule les deux niveaux : son enveloppe extérieure et son escalier sont inscrits, sa salle de lecture est classée [3].

L'hôtel de ville : deux époques sous un même toit

La notice de l'hôtel de ville le date de deux campagnes, le 17e siècle et le deuxième quart du 19e siècle [1]. Le bâtiment appartient à la commune, et l'arrêté du 29 octobre 1975 n'en protège que les façades et les toitures [1].

Ce double âge compte pour qui regarde un toit. Un édifice remanié porte souvent des couvertures de plusieurs époques, avec des raccords là où les parties se rejoignent. Sur une maison du centre aussi, ces jonctions entre deux toits d'âges différents sont des endroits où l'eau aime passer : le solin (la bande qui assure l'étanchéité entre un toit et un mur plus haut) y travaille plus qu'ailleurs.

Les Mirepoises : l'extérieur et ce qu'il abrite

L'immeuble dit des Mirepoises, au 15 du boulevard, est daté des 16e et 17e siècles [2]. Son arrêté de 1977 protège les façades et toitures, mais aussi une cheminée de la pièce voûtée du rez-de-chaussée, les peintures murales de l'oratoire, des poutres peintes et une cheminée à décor peint au premier étage [2].

La liste dit bien à quoi sert un toit. Des poutres peintes et des peintures murales ne supportent pas l'humidité : une fuite discrète, une tuile glissée, et c'est le décor qui souffre en premier. Protéger la toiture en même temps que ces décors, c'est protéger l'abri avec ce qu'il abrite.

La bibliothèque : l'escalier et la salle de lecture

La bibliothèque municipale est la plus récente des trois : sa notice la situe entre le dernier quart du 19e siècle et le premier quart du 20e siècle [3]. Elle donne à la fois sur le boulevard Gambetta et sur la place Aristide-Briand [3]. Ce qui est protégé suit la même logique : l'enveloppe, toits compris, la cage d'escalier, et la grande salle où l'on lit [3].

Une protection plus ancienne, rue Pelegri

Le boulevard n'a pas l'exclusivité. Dès le 24 février 1943, un immeuble du 15e siècle situé rue Pelegri et quai de Regourd avait vu sa façade et sa toiture inscrites [4]. Le boulevard n'a donc pas inventé ce souci des toits : il l'a prolongé.

Ce que cela change pour un toit voisin

Les notices disent ce qui est protégé ; elles ne disent pas ce qu'un voisin doit faire. En règle générale, un immeuble protégé crée autour de lui des abords, souvent un rayon de 500 mètres, où les travaux visibles, toiture comprise, passent par l'avis de l'architecte des Bâtiments de France. Le centre de Cahors a en plus ses propres règles. Le périmètre exact et la procédure se vérifient au service urbanisme de la mairie avant tout devis, jamais après.

Un mot sur le type de logement. À Cahors, les maisons ne représentent que 44,3 % des logements, et seulement 10,3 % des maisons habitées à l'année ont été achevées avant 1919 [5]. Dans l'ensemble du Lot, cette part de maisons d'avant 1919 atteint 23,6 % [6]. Le vieux Cahors est donc d'abord une ville d'immeubles, où un même toit couvre souvent plusieurs logements. Avant de faire réparer, il faut savoir à qui appartient la couverture et qui décide des travaux. Si votre maison est à Cahors, la page couvreur à Cahors dit comment savoir si elle est aux abords d'un monument ou dans le centre ancien protégé.

Avant de faire intervenir quelqu'un

Si votre maison ou votre immeuble se trouve près du boulevard, quelques réflexes simples :

  1. Regardez votre toit depuis la rue ou une fenêtre voisine : tuiles déplacées, faîtage (la ligne haute du toit) ouvert, gouttière qui déborde.
  2. Demandez en mairie si votre adresse est dans un périmètre protégé et quel dossier il faut déposer.
  3. Faites établir un devis qui décrit les matériaux, pour que le dossier puisse être instruit.

Notre page sur la toiture et le patrimoine dans le Lot détaille les questions à poser.

Pour être mis en relation avec un couvreur du secteur de Cahors, appelez le 01 59 13 38 16. Toiture Lot ne réalise pas de travaux : c'est un service de mise en relation édité par Local Booster. Un assistant vocal vous répond et annonce qu'il est une intelligence artificielle ; il note votre commune et votre problème, puis transmet la demande à un couvreur partenaire du secteur. Si aucun n'est disponible, vous recevez les coordonnées de couvreurs vérifiés.

Vous préférez écrire ?

Laissez votre prénom, votre numéro, votre commune et la nature du problème. Local Booster, ou le couvreur partenaire à qui votre demande est transmise, vous rappelle au sujet de cette demande, et seulement d'elle.

Le problème

01 59 13 38 16 Mise en relation